Gustaaf Peek

Gustaaf Peek (1975) est un écrivain néerlandais et rédacteur de la revue littéraire De Revisor. Après un premier roman, Armin (2006), il a obtenu son premier grand succès avec Ik was Amerika (J’étais l’Amérique) (2010) pour lequel il s’est vu décerner les prix BNG Nieuwe Literatuurprijs et F. Bordewijk-prijs. Partant de la réflexion qu’il existe « suffisamment d’histoires de sexe sans illusion », Peek a publié en 2014 le fameux roman Godin, held (Déesse, héros) qui raconte de manière fort explicite et en sens inverse l’histoire d’une relation érotique. Le livre a été sélectionné pour le prix Libris Literatuurprijs en 2015.

À l’occasion d’une interview récente dans le journal Vrij Nederland qui a causé pas mal de bruit, Peek s’est exprimé sur des thèmes sociaux comme la pauvreté et l’État-providence : « Je réfléchis beaucoup sur l’État-providence et j’y crois fermement. Il faut retourner au point de départ : un État-providence qui soutient la société et atténue et soulage les besoins. On se retrouve actuellement avec un truc pervers comme la déduction de la rente hypothécaire, qui constitue depuis des décennies un gaspillage de plusieurs milliards. Il existe des gens – même très proches de moi – qui se plaignent des subventions accordées à l’art, mais la déduction de la rente hypothécaire de leur seule villa dépasse largement la subvention accordée à tout un groupe d’auteurs. L’État-providence est actuellement au service des mauvaises personnes. »

 

Photo © Maria Hermes