Nathalie Skowronek

Personnalité lumineuse, Nathalie Skowronek est entrée en littérature « tardivement » (selon son propre aveu), avec Karen et moi (éditions Arléa), un roman captivant par lequel elle rendait hommage à celle qui lui a fait découvrir le plaisir de la lecture, Karen Blixen (La ferme africaine).

Immédiatement remarquée (elle est dans la sélection de huit prix littéraires différents en 2011 !), cette écrivaine née en 1973 à Bruxelles poursuit en 2013 avec le très personnel Max, en apparence, dans lequel elle conte l’histoire de son grand-père, un rescapé des camps d’Auschwitz qui tente de faire croire qu’il a oublié.

Elle revient en 2015 avec un bref essai, très remarqué : La Shoah de Monsieur Durand (Gallimard). Elle y décrit, sans pincettes ni désir de provocation, comment la quatrième génération de Juifs après Auschwitz vit la question de la mémoire, à l’heure où les derniers survivants des camps disparaissent.