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9ème Prix Noble de Passa Porta 2026 : Georges Perec

mer. 07.10.2026
20:00 - 22:00

La veille de l’annonce (enfin !) du prochain Prix Nobel de littérature, Passa Porta décernera son neuvième Prix Noble. Une distinction symbolique qui couronne un·e écrivain·e qui n’a pas reçu le prix Nobel de littérature de son vivant, mais l’aurait mérité. Cette fois, c’est Georges Perec (1936-1982) que nous avons choisi de mettre à l’honneur, dont l’œuvre plurielle, audacieuse et inventive nous semble toujours extrêmement pertinente et stimulante pour les lecteur·ices et les écrivains·es d’aujourd’hui.    

Catégorie

Prix

préventes : 11 / 8 € (13 € soutien à foyer asbl) - à la caisse : 13 / 10 € (15 € soutien à foyer asbl)

Réduction

le tarif préférentiel accorde une réduction de 3 € pour les personnes pour qui cela fait une différence.

Programme

ce programme est accessible aux personnes à mobilité réduite.

Langue

en français, néerlandais et anglais

La Disparition, La Vie mode d’emploi, Tentative d’épuisement d’un lieu parisien, Espèces d’espaces, Lieux, W ou le souvenir d’enfance, Un homme qui dort, Ellis Island, Penser/Classer… Quel est le meilleur texte de Perec ? Quel héritage a-t-il laissé chez les écrivain·es contemporain·es ? Comment traduire son œuvre ?   

Dès l’après-midi du 7 octobre, des amateur·ices viendront lire au fil d’un marathon de lecture dans le Bookshop leur extrait préféré de Perec (dans la langue de leur choix), et des appels à texte sous contraintes seront distribués. Le soir venu, la cérémonie invitera des auteur·ices qui admirent l’œuvre perecquienne et des témoins qui l’ont bien connu. Tous·tes viendront évoquer « leur » Georges Perec. Des images seront également projetées.   

Au cours de cette soirée exceptionnelle prendront notamment la parole : Thomas Clerc (romancier français), Lydia Flem (autrice et psychanalyste belge), Bob Vanden Broeck (poète belge), Rokus Hofstede (traducteur de Perec), Sylvia Richardson (nièce et filleule de Georges Perec), Philippe Marczewski (écrivain belge)…  

Présentation : Piet Joostens et Ysaline Parisis (Passa Porta)  

À propos de l’auteur 

Georges Perec est né à Paris le 7 mars 1936. Ses parents étaient des émigrés d’origine juive polonaise. Il devient très tôt orphelin : son père est tué au front en juin 1940 ; sa mère ne reviendra pas d’Auschwitz où elle fut déportée en 1943. Il sera adopté par son oncle et sa tante, et grandira à Paris. Après son service militaire et un séjour de plus d’un an en Tunisie, il commence à rédiger des notules pour la Nouvelle Revue française et les Lettres nouvelles tout en travaillant comme documentaliste dans un laboratoire de recherches médicales. En 1965, paraît Les Choses, qui connaît un vif succès et remporte le Prix Renaudot. Deux ans plus tard, Georges Perec est coopté par Raymond Queneau et François le Lionnais à l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle). Il deviendra l’une des figures les plus prolifiques du mouvement. Perec n’a cessé d’écrire avec une remarquable diversité d’inspiration, et dans tous les genres littéraires, de la poésie à l’écriture autobiographique, de l’essai à la poésie. Parmi ses titres : Un homme qui dort, Je me souviens, La Disparition (roman lipogrammatique écrit sans e), Les Revenentes (où la seule voyelle utilisée est le e), La Vie mode d’emploi (qui recevra le prix Médicis en 1978), Un cabinet d’amateur et « 53 jours » (resté inachevé). En 1974, il adapte pour le cinéma et tourne avec B. Queysanne Un homme qui dort (prix Jean Vigo). Il partagera sa vie entre Paris et la Normandie (le Moulin d'Andé). À partir de 1976, il rédigera les « Mots croisés » de l’hebdomadaire Le Point. Georges Perec meurt le 3 mars 1982 à l’hôpital Charles-Foix d’Ivry-sur-Seine des suites d’un cancer du poumon. Quelques mois auparavant, ne se sachant pas encore malade, il avait listé « les choses qu'il ne faut tout de même pas oublier de faire avant de mourir ». Deux inédits de Perec sont annoncés pour la rentrée de septembre aux éditions du Seuil : Dialogue avec les peintres et Dessins, encres et gouaches.  

Le palmarès  

L’idée du Prix Noble de Passa Porta a vu le jour en 2006, lorsque la maison des littératures, à l’initiative du poète et traducteur Bart Vonck, a organisé un premier marathon de lectures multilingues autour de l’œuvre de Jorge Luis Borges. Cette année-là, Maria Kodama, la veuve du maître argentin, a reçu en son nom le premier Prix Noble de Passa Porta à Bruxelles. Les années suivantes, ce sont Franz Kafka (2008), Hugo Claus (2009), Louis Paul Boon (2012), Pier Paolo Pasolini (2016), Marguerite Yourcenar (2017), Virginia Woolf (2019) et Octavia E. Butler (2024) qui ont été récompensé·es.  

 

portrait: georges perec © herr seele pour passa porta

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