László Krasznahorkai

jeu. 31.10.2019
20:00 - 21:30
Lazlo Kraznahorkai C Nina Subin Large

Catégorie

Interview

Prix

€ 9 / 7 prévente ; € 10 / 8 en caisse

Langue

en anglais et hongrois

Meet the author


Pour le bénéfice de tous, férus de littérature, lecteurs occasionnels ou simples curieux, nous organisons des entretiens d'auteurs, variés et singuliers, riches en histoires, en idées et en émotions.

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Depuis sa dernière venue à Passa Porta, en 2015, l’auteur hongrois est passé du statut d’auteur culte à celui d’auteur à succès. Nous nous réjouissons de l’accueillir à nouveau à l’occasion de la sortie de son premier roman depuis… 17 ans.

Du statut d’auteur culte à celui d’auteur à succès

Lors du Passa Porta Festival 2015, nous avons vu pu observer la métamorphose de László Krasznahorkai d’auteur culte à auteur à succès. Avant sa venue, les rumeurs les plus folles couraient : il était mort, il n’écrivait plus, il vivait en Chine. Nous avions manifestement affaire à un auteur qui travaillait dans une solitude lointaine, dans un exil volontaire. Il allait venir, mais les lecteurs allaient-ils, eux, faire de même ?

Les dieux de la littérature nous ont été favorables : quelques jours avant le festival, le jury du prestigieux International Booker Prize a inclus, dans sa présélection, la traduction anglaise de

Tango de Satan de László Krasznahorkai. Nous avons rapidement affiché complet.

Quelques semaines plus tard, Krasznahorkai a remporté le prix. Le reste appartient à l’histoire : « le maître hongrois contemporain de l’apocalypse, à comparer à Gogol et Melville », pour reprendre les mots de Susan Sontag, se hisse en tête des listes de lecture de tout fin gourmet de littérature. La sortie en français de Seiobo est descendue sur terre achève de convaincre le public francophone.

Son nouveau livre, « Le retour du baron Wenckheim »

Dans son nouveau roman, disponible cet automne en anglais et en néerlandais mais pas encore en français, le retour d’Argentine de Béla Wenckheim, un riche aristocrate, dans une petite ville hongroise, est sur toutes les lèvres. La rumeur dit qu’il rapporte avec lui beaucoup d’argent et que la ville pourrait prospérer à nouveau. La suite dépassera de loin toutes les attentes…

Le Baron Wenckheim est bel et bien de retour. Mais lorsqu’il décède soudainement d’une suite tragicomique de malentendus, la population désillusionnée se révolte. Un énorme incendie éclate dans la ville. Krasznahorkai enchaine les scènes puissantes pour guider le lecteur à travers son histoire, avec l’ironie qu’on lui connaît mais qu’il teinte, cette fois, d’un humour beaucoup plus franc. Le déclin exerce son attrait en tirant la grimace.

László Krasznahorkai est né en 1954 à Gyula, un petit village de Hongrie. Il a étudié le droit et la littérature hongroise. Krasznahorkai a publié son premier roman, Tango de Satan, en 1985. Lui ont succédé La Mélancolie de la résistance (1989), Guerre et Guerre (1999) et Le Retour du Baron Wenckheim (2016). Outre des romans, Krasznahorkai a également publié quelques nouvelles, essais et récits de voyage. Son œuvre a été traduite, récompensée et adaptée au cinéma à de nombreuses reprises, notamment par Béla Tarr. Bien qu’il soit encore propriétaire d’une maison en Hongrie, Krasznahorkai vit depuis longtemps en exil volontaire à Berlin.

Marnix Verplancke, recensent bij De Morgen en Knack, interviewt László Krasznahorkai. Acteur Koen De Sutter, bekend voor o.a. de monologen Martens en Montaigne, brengt een lezing uit de roman.

« Ses romans, avec leurs géantes accumulations de langage, leur érudition globale (il est aussi à l’aise avec la philosophie bouddhiste qu’avec la tradition intellectuelle européenne), leurs personnages obsédants et leurs paysages détrempés par la pluie, pourraient donner l’impression d’un dédain endurci moderniste tardif. Mais ils sont aussi pointillistes, élégants et délicatement amusants. Sa gravité a du panache. »
Adam Thirlwell dans son introduction au Paris Review Interview avec Krasznahorkai.
« Ce livre (La Mélancolie de la Résistance) parle d’un monde dans lequel le Léviathan a fait son retour. L’universalité de sa vision rivalise avec celle des Âmes mortes de Gogol et surpasse de loin toutes les préoccupations moindres de l’écriture contemporaine. »
W.G. Sebald
« J’aime les livres de Krasznahorkai. Ses phrases longues et sinueuses m’enchantent, et même si son univers semble lugubre, on ressent toujours cette transcendance qui, pour Nietzsche, représentait la consolation métaphysique. »
Imre Kertész
Passa Porta, Wereldbibliotheek
Photo © Nina Subin

Bientôt à